Les trois communes proposent un débat sur l’organisation de l’Etat et des services publics…

 

« L’avenir dans nos petites communes. Comment bien vivre en ruralité dans une agglo ? »

Pour la première fois, le gouvernement se trouve confronté à un mouvement citoyen spontané, né à partir des réseaux sociaux. La contestation, au départ contre la hausse des taxes sur le diesel, s’est élargie à bien d’autres sujets. Le gouvernement face à ce mouvement a décidé de lancer un ‘grand débat citoyen’ sur des thèmes précis ( la transition écologique, la fiscalité et les dépenses publiques, la démocratie et la citoyenneté, l’organisation de l’Etat et des services publics). Ce grand débat national ne fait pas l’unanimité, y compris chez les gilets jaunes, ainsi le 28 janvier, leur propre plateforme « Le vrai débat » a démarré avec une ouverture à d’autres thèmes.

Ces consultations, devraient permette de dresser un premier état des lieux du malaise social qui touche les Français. Les maires ruraux espèrent que ces revendications feront prendre conscience au gouvernement et au chef de l’État de la nécessité de replacer le citoyen et les petites communes dans le débat politique. Les territoires ruraux sont un peu à la marge depuis des décennies. La France n’est pas qu’urbaine, elle est aussi rurale. Les messages reçus par les Mairies traduisent une souffrance des campagnes qui se sentent de plus en plus abandonnées. Les citoyens ruraux dénoncent « les mensonges de l’Etat envers la population » et le « mépris du pouvoir central envers les territoires ». Ils réclament davantage de considération pour les territoires, un pouvoir moins « concentré à Paris » et un Etat « réellement à l’écoute des difficultés ».

Selon les premiers éléments, l’unanimité se fait autour de la nécessité et de l’urgence de maintenir des services de proximité, des services publics avec leurs agents au plus près des citoyens. Quatre services de proximité sont principalement évoqués : les services de soins (lutte contre la désertification médicale), le commerce de proximité, l’école et les autres services publics comme les transports.

Les relations entre l’État et les communes ont beaucoup évolué avec la loi NoTRe, adoptée en 2015. Son but était de réaliser des économies. Mais quel est le bilan aujourd’hui  ? Ce texte a eu pour effet d’entraîner des transferts de compétences vers les intercommunalités. Ces dernières ont ainsi été renforcées bien souvent dans la précipitation.

55% des élus ruraux ne souhaitent pas se représenter en 2020. En tant qu’élus de petites communes rurales, ils déplorent aussi la perte de représentativité dans une intercommunalité plus grande.

Comment nos zones rurales peuvent-elles devenir attractives ? Quitter la ville au profit d’un village sans stress et à des prix de logement très attractifs… Beaucoup y pensent, mais très peu le font, par peur de ne pas trouver d’emploi compte tenu du faible potentiel économique des petites communes. Ainsi, le clivage entre les grandes métropoles et les communes d’une taille plus modeste reste considérable.

Voici quelques pistes d’interrogation sur l’avenir de nos territoires, alors à vous de venir donner votre vision de nos communes.   

 

 

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